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Notre perception de la réalité et notre communication : une question de point de vue

Mai 2017 - numéro 11

ARANSI

Résolument Humoristique - Les RH avec une vision décalée

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Loin d’un concept métaphysique ou spirituel, la question de la perception de la réalité constitue un sujet central dans notre communication.
Pourquoi ? Parce qu’elle est souvent à l’origine d’énormes malentendus ou quiproquos susceptibles d’affecter nos vies professionnelles ou personnelles à des degrés divers mais toujours impactants. Alors, ce mois-ci venez décrypter avec nous cette nouvelle notion et pourquoi pas, changez votre point de vue sur la question ?

 

Christine COUTANT

Vidéo du mois - Perception et communication : une question de point de vue

 
 

 

N’avez-vous jamais eu l’impression tenace que certaines personnes ne perçoivent pas la réalité telle que VOUS la percevez ?
Oui… non… peut-être…
Et pourtant…
Voici l’exemple de Corinne et Sylvie, deux collègues prises au hasard dans le quotidien de leur travail :
Corinne : « Sylvie est jalouse de moi depuis ma promotion. La preuve : elle m’évite systématiquement et ne m’invite plus à manger ! » = réalité de Corinne
Sylvie : « depuis sa récente promotion, Corinne est tout le temps occupée et je ne parviens plus à la croiser, ni même à déjeuner avec elle. » = réalité de Sylvie

Lorsqu’on parle de réalité, les choses sont généralement claires : il en existe UNE, concrète, physique, palpable, souvent liée à ce que nous voyons et entendons.
Et pourtant, il suffit de confronter notre réalité à celle des autres pour entrevoir non pas l’existence d’UNE réalité mais DE réalités singulièrement différentes.
Nous entrons alors dans le monde subjectif de notre perception de la réalité(1).
Et là, tout se complique…



A l’image de l’illustration précédente, combien de malentendus ou quiproquos qui résultent de notre perception de la réalité, de couples déchirés et de ruptures professionnelles consommées dans l’incompréhension mutuelle ?

Pour quelle raison ?
Par que notre perception de la réalité est une donnée subjective (elle n’appartient qu’à nous), en lien étroit avec nos émotions et nos schémas de pensée.

Au-delà des paroles, nos attitudes corporelles (notre « non-verbal ») influencent aussi notre perception de la réalité et voici que toute notre communication s’en trouve affectée.
« Mon patron fait une de ces têtes ce matin ! Il a dû se passer quelque chose de grave. »
Il y a fort à parier que la personne qui prononce ces mots verra son attitude avec son chef affectée par sa perception de la réalité de la situation.
Et voilà que notre bon vieux réflexe des suppositions(2) s’enclenche en pilote automatique au passage : « Il a dû se passer quelque chose de grave. »
Au final, que d’énergie dépensée à penser, intellectualiser un ressenti qui nous échappe !

Maintenant, je vous propose … de changer notre point de vue.
Mais oui, à l’image de cette excellente parodie du soap-opera « Santa Barbera » par les Inconnus (« Ca te Barbera »).
On y voit Stephen (Pascal Legitimus) échanger sa place sur le fauteuil avec Stephen (Didier Bourdon) :
- « Stephen, comprends-moi, mets-toi donc à ma place ! »
- « Que je me mette à ta place ? (change de place) Ok. Voilà. Qu’est-ce que ça change ? »
Mais ça change TOUT !

Faire l’effort de se mettre à la place de l’autre, c’est chercher à s’extraire de sa réalité pour aller explorer celle de l’autre.
Cela peut renvoyer l’image d’une action chronophage mais cette démarche permet bien souvent de gagner un temps précieux.
En nous mettant « à la place de », il nous est plus aisé de comprendre la situation « sous un autre angle » et de remettre nos suppositions « en perspective » pour « prendre du recul » (vous remarquerez par ces métaphores que nous nous déplaçons au figuré).
Et si le patron de notre exemple précédent n’avait tout simplement pas bien dormi ?
Ça arrive à tout le monde et cela n’a pas forcément matière à perturber la face du monde !

Les approches utilisées couramment en accompagnement individuel ou d’équipes constituent d’excellents outils d’ouverture à notre réalité et d’évolution dans la communication.
¬ Les constellations permettent de se mettre physiquement dans « la peau de » et d’étudier les organisations ;
¬ Certains outils issus de l’Analyse Transactionnelle(3) comme le modèle Process Communication®(4) accordent une place importante à la question du point de vue dans la facilitation de la communication ;
¬ Tous les outils créatifs qui permettent de s’extraire de sa réalité pour s’observer et observer les autres assurent des prises de conscience impactantes.

Notre perception de la réalité seule peut nous enfermer et entretenir un schéma de pensée unique alors que le changement de point de vue nous offre de nouvelles perspectives, nous permet de penser « out of the box » et offre au final à notre communication des richesses insoupçonnées.

Parce que ce sont les Hommes qui font la richesse de l’entreprise, ARANSI, à travers ses 4 Pôles d’Excellence, vous accompagne à changer votre point de vue et ainsi améliorer votre résultat par la valorisation de votre Capital Humain !
N’hésitez pas à nous contacter.

1- Méta-modèle développé par Richard Bandler et John Grinder
2- Don Miguel Ruiz, Les Quatre Accords Toltèques, 1997
3- Eric Berne, Analyse transactionnelle et psychothérapie, 1961
4- Christian Becquereau et Sylvie Nélaton, La Process Com® : Découvrez quel est votre profil et nouez de bonnes relations avec votre entourage, 2015

 
 
 
 

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